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    1e mai, dans la nasse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une chaîne de policiers cadenasse le front du cortège. C’est au coup de sifflet que la police autorise la progression. Dix pas, vingt pas, nouvel arrêt et nouvel accroissement du voltage, telle une force électromotrice, avec les manifestants anarchistes – appelons-les de ce part quoi ils se reconnaissent, laissons les « casseurs et individus déterminés à en découdre » aux honnêtes gens. À partir du carrefour de la rue Crozatier et du boulevard Diderot,   lire la suite


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  • Une collègue témoigne :

    Hier soir sur BFM TV une journaliste explique la tactique des policiers lors de la manifestation du 1e mai : si les CRS et autres Gardes Mobiles coupent la manifestation c'est pour "limiter les dommages collatéraux sur les manifestants pacifistes".
    J'aurais voulu l'y voir la demoiselle dans la nasse en tête de manif. Elle n'y aurait pas affiché le même sourire qu'à la télé.
    Moi j'y étais, je me suis retrouvée en tête de la manifestation bloquée par un cordon de CRS alors que le long du mur, sur notre droite progressait un autre cordon de CRS qui n'en menaient pas large sous les projectiles de toutes sortes mais surtout les lacrymos ou autres saloperies balancées par leurs collègues alors qu'eux n'avaient pas de masque à gaz.
    Nous étions une trentaine, une cinquantaine coincés entre les deux.
    On ne panique pas, ne paniquez pas !
    Sauf que nous étions serrés comme des sardines, plus moyen de bouger un petit doigt. ça pleuvait de toute part, une pluie drue de lacrymo, des cailloux aussi et le long du mur les CRS nous compressaient de plus en plus et les autres faisaient barrages pour que nous ne sortions pas.
    Dans cette boule de gens qui s'écrasaient les uns sur les autres, un peu de tout le monde et pas mal de "vieux" dont certains avaient avancé pour quitter le cortège persuadés, les naïfs, que les forces de l'ordre les laisseraient passer. Moi je ne me faisais aucune illusion.
    Mais avec la panique, tous ces trucs qui explosent à nos pieds, l'air saturé de gaz nous avons été plusieurs, ceux en tout cas avec qui j'ai parlé, tous, nous avons cru notre dernière heure arrivée. L'impression tout à coup que ton coeur s'arrête,
    l’irrésistible besoin de te plier en deux.
    J'ai fini par m'extraire de cette masse de corps qui hurlait pour tomber à genoux devant les bottes des CRS collés contre le mur (certains commençaient eux aussi à se plier en deux, intoxiqués comme nous).
    Me suis relevée et me suis ruée pour sortir. Me suis heurtée au cordon de CRS, mais dans les cordons il y a parfois le bad cop qui lève sa matraque alors que tu lui dis que tu es en train de crever et le good cop qui pivote légèrement pour te laisser passer.
    Suis allée m'écrouler un peu plus loin, pliée en deux.
    Puis j'imagine que les CRS qui longeaient le mur ont fini par rejoindre leurs collègues qui ont été obligés d'ouvrir la nasse.
    Là sur les trottoirs, ça crachait, ça pleurait, ça avait l'air hagard.
    Et des jeunes, le sac à dos plein de bouteilles d'eau, allaient des uns aux autres pour prodiguer conseils (tu recraches surtout, n'avales pas l'eau) et réconforter.
    "limiter les dommages collatéraux sur les manifestants pacifiques" qu'elle a dit la dame ?
    Moi je dis que la police a mis en danger la vie de citoyens qui manifestaient un 1e mai et qu'elle a persisté dans cette mise en danger.
    Et s'il y avait eu un mort, BFM TV aurait expliqué que ce mort était cardiaque, asthmatique, diabétique, cancéreux, boiteux, vieux... bref qu'il n'avait rien à faire là. Circulez, il n'y a rien à voir.
    J'ai vu et je ne circulerai pas.
    Je retournerai manifester et j'aurais moi aussi un foulard sur la tronche pour me protéger, et aussi pourquoi pas un casque et un masque.
    J'ai été prise dans une nasse lors de la précédente manif, c'était flippant certes, ça pleuvait des lacrymos derrière mais ils nous ont laissés passer assez rapidement, on a pu courir.
    Là on ne pouvait bouger, pris au piège. Un piège sciemment refermé et bloqué.


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  • Manifestation du 1e mai, bilan selon la préfecture : deux blessés légers, un manifestant et un policier.

    Mais les photos, les vidéos, les récits des manifestants disent autre chose. Un bilan bien plus lourd d'un premier Mai sous un gouvernement qui ose se dire de gauche.

    https://paris-luttes.info/temoignage-d-une-streetmedic-lors-5552

    Et nous saluons ces jeunes solidaires qui s'organisent en brigades médicales pour secourir les manifestants et leurs prodiguer les premiers soins.

     


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  • Le code de déontologie interdit de frapper une personne menottée

    Le code de déontologie, la réglementation, c'est une chose. La réalité hélas...

    Nuit Debout, 28 avril 2016 coups de poing sur manifestants menottés

     


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  • C'est à République que ça se passe, tous les jours.

    Le manifeste de Nuit Debout :

    Sais-­tu ce qui se passe là ? Des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, et dans toute la France, depuis le 31 mars. Des assemblées se forment où les gens discutent et échangent. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public.

    Ni entendues ni représentées, des personnes de tous horizons reprennent possession de la réflexion sur l’avenir de notre monde. La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous. L’humain devrait être au cœur des préoccupations de nos dirigeants. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général.

    Chaque jour, nous sommes des milliers à occuper l’espace public pour reprendre notre place dans la République. Venez nous rejoindre, et décidons ensemble de notre devenir commun.

    http://www.nuitdebout.fr/

    http://www.convergence-des-luttes.org/

     

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