• CA de SPC : un scrutin serré

    https://histoiresduniversites.wordpress.com/2015/03/16/election-au-ca-de-spc-des-pions/


    Chers et chères collègues,
    En dépit d’un scrutin indirect [1], les listes présidentielles ont subi un
    revers majeur aux élections du CA de SPC : elles n'ont remporté que 9
    sièges, contre 10 sièges pour les listes [2] qui se sont présentées sur
    une base claire de rupture avec la politique de Sorbonne Paris Cité et
    avec les pratiques opaques et autoritaires qui ont émaillé son histoire
    [3] — qu'on songe par exemple aux statuts votés contre l’avis d’une grande
    partie des communautés universitaires. Ces dix élus sont donc porteurs
    d'une véritable alternative, nette et sans concession, à la continuité
    incarnée par les listes présidentielles.

    Les responsables de SPC ont déployé une énergie considérable pour que les
    ComUE soient dotées d'une structure décisionnaire aussi peu démocratique
    que possible. Nous nous sommes donc présentés au CA de l'USPC en ayant
    pleinement conscience que les institutions sont agencées de façon qu’il
    soit impossible de les réformer de l’intérieur: il serait vain de chercher
    à gommer les défauts de SPC pour la rendre présentable.

    Nous remercions les délégués d'avoir apporté leurs suffrages, en nombre,
    aux listes "Nous sommes l’Université" [4]. Ce résultat était espéré, mais
    inattendu. On aurait pu croire la communauté universitaire accablée et
    fataliste. Nous redoutions que les délégués se soient résignés à un vote
    légitimiste. Les résultats montrent qu'il n'en est rien. Confortés par le
    scrutin, nous sommes fermement décidés à porter la parole de la majorité
    de la communauté universitaire, en refusant que de nouvelles strates
    bureaucratiques se superposent à nos établissements. L'heure est venue de
    repenser autrement les coopérations académiques à l’échelle de
    l’Île-de-France entre des établissements à taille humaine. Il serait
    insensé, pour ce faire, de reconduire dans ses fonctions l'ancien
    président de SPC, parachuté sans appel à candidatures [5]. La défaite des
    listes présidentielles constitue un désaveu sans appel. Nous sommes prêts
    à assumer le changement de cap souhaité par la communauté universitaire.
    Nous défendrons, quoi qu'il arrive, une Université qui puisse remplir son
    rôle : conserver, transmettre, critiquer et créer les savoirs.

    Les élus de la liste "Nous sommes l'Université"

    [1] Cette élection s'est déroulée selon un processus complexe et peu
    transparent : double délégation, désignation des délégués selon des règles
    variables dans chaque établissement, personnels des organismes de
    recherche membres d’USPC privés de vote, attribution du nombre de délégués
    par établissement contestable, inégalité de traitement des
    enseignants-chercheurs de rang A et de rang B, etc. Le scrutin indirect
    par l'exemple: à Paris 3, la liste favorable à la ComUE a obtenu, il y a
    quelques mois, 50% des voix chez les enseignant-chercheurs; elle s'est
    arrogée 8 grands électeurs sur les 12.

    [2] 6 élus pour la liste "Nous sommes l’Université" dans les collèges 4 A
    et 4B. 4 élus FERC CGT dans le collège 5.

    [3] Première illustration, le président de l'USPC nomme maintenant les
    directeurs d’Écoles Doctorales (voir le relevé de décisions du CA du 10
    décembre 2014 et la note afférente). Second exemple, le découpage en
    quatre divisions (pôles disciplinaires) a été proposé par le Bureau et
    adopté sans débat par le CA (voir la note présentée au CA du 10 décembre
    2014). Les Conseils Académiques ont de facto été écartés de ce plan,
    baptisé “Panzer II” par son auteur, qui prépare bel et bien la gigantesque
    université fusionnée qu’annonçait le dossier IDEX et que dessinent les
    statuts de l’Université Sorbonne Paris Cité.

    [4] Cette affirmation, hommage à nos collègues anglais qui répondirent par
    ces mots à un ministre qui les qualifiait d’”employés de l’université”,
    rappelle qu’il est paradoxal que dans un CA censé représenter la
    communauté universitaire les élus des enseignants et chercheurs ne soient
    que 26 %, que les élus du personnel ne comptent que pour 39 % des voix, et
    que même avec les élus étudiants ils ne soient que 51 %.

    [5] Chacun connaît le rôle national joué par M. Berger, M. Mérindol et M.
    Salzmann, dans une période marquée par des postes "gelés" c'est à dire
    supprimés (630 en 2013), par des crédits annulés massivement sur le budget
    de l'ESR (1 milliard en 2014, soit le budget de 10 universités; Source :
    Rapport n°2408 de Mme Valérie Rabault au nom de la commission des finances
    du Sénat, p. 14
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rapports/r2408.pdf), par une
    amputation budgétaire inusitée (689 millions en 2015 sur le programme 150:
    université et recherche universitaire).


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