• Communiqué du SNESUP Paris 13 sur l'Idex Sorbonne Paris Cité

    Communiqué du SNESUP Paris 13 sur l'IDEX SPC

    Le projet d'IDEX « Université Sorbonne Paris Cité » fait partie des
    huit projets sélectionnés au plan national. Cette sélection s’est
    faite sur la base d'un projet rédigé entre les mois de juillet et de
    décembre 2011, mais dont la teneur exacte (hors annexe financière
    toujours tenue secrète) n'a été rendue publique que le 16 février 2012
    à 17h, soit 9 jours après les élections aux conseils centraux à Paris
    13 et quelques minutes après la clôture du scrutin à Paris 7 ! Le
    SNESUP Paris 13 proteste contre la façon dont ce projet a été piloté,
    à l’écart de toute concertation, y compris dans les conseils de notre
    université.


    Sans surprise, selon les éléments maintenant connus du projet, l'IDEX
    « Université Sorbonne Paris Cité » ne fait pas exception par rapport à
    l'ensemble des projets IDEX retenus au niveau national et s'inscrit
    dans une politique construite sur la mise en concurrence, la division
    et l’exclusion.


    L'objectif de l'IDEX est d'être « les meilleurs dans la compétition
    internationale », grâce à la constitution d'un « périmètre
    d'excellence » (PERIDEX) limité à 37 % des chercheurs et
    enseignants-chercheurs et à la fusion des établissements du PRES dans
    une grande université unifiée : l'Université Sorbonne Paris Cité
    (USPC).


    Pour les 4 ans à venir, ce sont les instances de l'IDEX – organes
    dépourvus de toute légitimité démocratique – qui piloteraient le
    processus de fusion des établissements. Ainsi, se substituant aux CA
    élus, c'est le « board of directors » (conseil de direction composé de
    16 membres nommés dont seulement 5 seraient issus – indirectement –
    des élections universitaires) qui serait chargé de piloter les
    restructurations en décidant notamment de redéploiements d'emplois
    issus des secteurs hors-PERIDEX, de la création de chaires
    d'excellence et de CDD/CDI (avec contrats et salaires négociés de gré
    à gré), de la mise en place de filières sélectives (collèges
    oxfordiens, bi-licence, tri-licence, …), … Aggravant ainsi les
    inégalités, une telle politique pourrait conduire à des fermetures de
    formations et écarterait toute chance pour les non labellisés de
    rejoindre le PERIDEX.


    Le SNESUP Paris 13 réaffirme les exigences qu'il avait déjà formulées
    dans sa plateforme pour les élections aux 3 conseils :
    • l’IDEX ne peut en aucun cas se substituer aux structures
    démocratiques de pilotage des universités. Au contraire cette
    structure doit être sous l’autorité d’instances représentatives
    majoritairement composées d’élus. Les présidents des établissements du
    PRES doivent s’engager à organiser une consultation électorale avant
    tout changement de forme et de périmètre (structure unifiée, unique,
    fédéraliste, etc...) ;
    • Le SNESUP refuse que la mise en œuvre de l’IDEX conduise à une
    redistribution des emplois et des crédits récurrents au détriment des
    formations et équipes de recherche hors du « périmètre d’excellence ».


    Alors que la signature d'une convention IDEX entre le PRES et l'Etat
    serait prévue dès le 15 avril prochain, le SNESUP Paris 13 refuse tout
    calendrier précipité et demande que toute formalisation d’un projet
    sous une forme contractuelle avec l’Etat fasse l’objet d’une
    élaboration concertée, le texte final avec ses annexes devant être
    validé par le CA des établissements en préalable à toute signature
    avec l’Etat.


    Villetaneuse, le 15 mars 2012.


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