• Le discours de Marat

    Une collègue nous a envoyé ce texte. Il suffit de remplacer les manifs du 4 et du 7 par celle du 23 et le texte est toujours d'actualité... Et il risque de le rester un bon bout de temps !

    Chers amis citoyens,

    Pour une reprise active de l’action dans la rue les 4 et 7 septembre,
    pour une prise de conscience contre la casse des acquis du Conseil
    national de la Résistance. Ne laissons pas faire cette poignée
    d’exploiteurs qui affichent sans vergogne des milliards d’euros ou de
    dollars de gain sur notre dos.

    Soyons les 4 et 7 septembre des millions dans les différentes
    manifestations pour préserver cet héritage collectif qui nous a été
    transmis et que notre premier devoir : c’est aussi de le transmettre aux
    générations futures. La réforme des retraites est l’un des dossiers
    fondamentaux inscrit dans une politique et une stratégie gouvernementale
    de rigueur approfondie et de remise en cause de valeurs profondes de
    solidarité dans notre société. Rien n’est inéluctable, la bataille pour
    la préservation des droits de la retraite par répartition instituée en
    1946 n’est pas finie, au contraire : elle ne fait que commencer. C’est
    aussi dans la rue, comme en 1995, et comme dernièrement pour le CNE/CPE,
    faisons reculer le gouvernement qui sert les intérêts de ces infimes gros
    possédants.

    Arrêtons-les avant qu’il ne soit trop tard. Prenons notre destin en main,
    soyons des millions dans la rue contre ce déni et cette parodie de
    démocratie.

    Augmenter les salaires, c’est aussi diminuer le nombre de chômeurs, c’est
    plus d’argent dans les caisses de la Sécurité Sociale et plus d’argent
    pour les retraites. Taxons le capital et les parasites de la finance qui
    jettent des millions de salariés et leurs familles dans la misère.

    L’avenir appartient à ceux qui luttent !!!

    Marat s’il était là aujourd’hui,  je suis sûr qu’il dirait encore à peu
    près la même chose comme dans l’extrait de  son ouvrage sur « Les chaînes
    de l’esclavage » en 1774, édition de l’An I : 1792. 17


    Discours aux électeurs de la Grande-Bretagne 1 


    Dans les temps de calme et d'abondance, au milieu des succès d'un
    gouvernement paisible, les nations entraînées par le courant de la
    prospérité, s'endorment sans défiance entre les bras de leurs chefs, et
    la voix d'un dieu ne les réveillerait pas de leur léthargie. Mais dans
    les temps de troubles et de calamités, lorsque les princes, marchant au
    pouvoir arbitraire, foulent les lois à leurs pieds sans honte et sans
    remords, l'attention publique est réveillée par les moindres objets, et
    la voix d'un simple citoyen peut faire impression sur les esprits.


    Messieurs, si en rassemblant sous vos yeux, dans un même tableau, les
    odieux artifices qu'emploient les princes pour se rendre absolus, et les
    scènes épouvantables du despotisme, je pouvais révolter vos cœurs contre
    la tyrannie, et les enflammer de l'amour de la liberté, je m'estimerais
    le plus heureux des hommes.


    Le parlement actuel touche à sa fin, et jamais dissolution ne fut plus
    désirée par un peuple opprimé : vos droits les plus sacrés ont été violés
    avec audace par vos représentants ; vos remontrances ont été
    artificieusement repoussées par le trône ; vos réclamations ont été
    étouffées avec perfidie, en multipliant les griefs qui les excitèrent ;
    vous mêmes avez été traités comme des sujets remuants, suspects et mal
    affectionnés. Telle est notre position ; et si bientôt elle ne change, le
    peu de liberté qui vous est laissé, est prêt à disparaître. Mais l'heure
    des réparations s'avance, et il dépend de vous d'obtenir la justice que
    vous réclamés en vain depuis si longtemps.


    Tant que la vertu règne dans le grand conseil de la nation, les droits du
    peuple et les prérogatives de la couronne, se balancent de manière à se
    servir mutuellement de contrepoids. Mais dès qu'on n'y trouve plus ni
    vertu ni honneur, l'équilibre est détruit ; le parlement qui était le
    glorieux boulevard de la liberté Britannique, est métamorphosé en une
    faction audacieuse qui se joint au cabinet, cherche à partager avec lui
    les dépouilles de l'État, entre dans tous les complots criminels des
    fripons au timon des affaires, et appuie leurs funestes mesures ; en une
    bande de traîtres masqués qui, sous le nom de gardiens fidèles,
    trafiquent honteusement des droits et des intérêts de la nation : alors
    le prince devient absolu, et le peuple esclave ; triste vérité dont nous
    n'avons fait que trop souvent la triste expérience.


    De vous seuls, Messieurs, dépend le soin d'assurer l'indépendance du
    parlement ; et il est encore en votre pouvoir de faire revivre cette
    auguste assemblée, qui, dans le dernier siècle, humilia l'orgueil d'un
    tyran, et rompit vos fers : mais pour cela, combien ne devez-vous pas
    vous montrer délicats, dans le choix de vos mandataires ?


    Rejetez hardiment tous ceux qui tenteraient de vous corrompre : ce ne
    sont que des intrigants qui cherchent à augmenter leurs fortunes aux
    dépens de leur honneur, et du bien être de leur patrie.


    Rejetez tous ceux qui tiennent quelques places de la cour, quelque emploi
    des officiers de la couronne ; quelque commission que le roi peut
    améliorer : comment des hommes aussi dépendants, et semblables à ceux qui
    remplissent aujourd'hui le sénat, vous représenteraient-ils avec
    intégrité ? 


    Rejetez ceux qui mendient vos suffrages ; vous n'avez rien de bon à
    attendre de ce côté là : s'ils n'étaient jaloux que de l'honneur de
    servir leur patrie, descendraient-ils à un rôle aussi avilissant ? Ces
    basses menées sont les allures du vice, non de la vertu : sans doute, le
    mérite aime les distinctions honorables ; mais content de s'en montrer
    digne, il ne s'abaisse point à les solliciter, il attend qu'elles lui
    soient offertes.


    Rejetez tous ceux qui sont décorés de quelques titres pompeux : rarement
    ont-ils des lumières, plus rarement encore ont-ils des vertus : que
    dis-je ? ils n'ont de la noblesse que le nom, le luxe, les travers et les
    vices.


    Rejetez la richesse insolente ; ce n'est pas dans cette classe que se
    trouve le mérite qui doit illustrer le sénat.

    Rejetez la jeunesse inconsidérée, quel fond pourriez-vous faire sur elle  ? Entièrement livrée au plaisir dans ce siècle de boue, la dissipation,
    le jeu, la débauche absorbent tout son teins ; et pour fournir aux
    amusements dispendieux de la capitale, elle serait toujours prêt à
    épouser la cause du cabinet. Mais fut-elle exempte de vices ; peu
    instruite des droits du peuple, sans idée des intérêts nationaux,
    incapable d'une longue attention, souffrant avec impatience la moindre
    gêne, et détestant la sécheresse des discussions politiques, elle
    dédaignerait de s'instruire pour remplir les devoirs d'un bon serviteur.

    Choisissez pour vos représentants des hommes distingués par leur
    habileté, leur intégrité, leur civisme ; des hommes versés dans les
    affaires publiques, des hommes qu'une honnête médiocrité met à couvert
    des écueils de la misère, des hommes que leur mépris pour le faste
    garantit des appas de l'ambition, des hommes qui n'ont point respiré
    l'air infect de la cour, des hommes dont une sage maturité embellit une
    vie sans reproche, des hommes qui se distinguèrent toujours par leur
    amour pour la justice, qui se montrèrent toujours les protecteurs de
    l'innocence opprimée, et qui dans les différents emplois qu'ils ont
    remplis n'eurent jamais en vue que le bonheur de la société, la gloire de
    leur pays. 

    Ne bornez pas votre choix aux candidats qui se présenteront, allez
    au-devant des hommes dignes de votre confiance, des hommes qui voudraient
    vous servir, mais qui ne peuvent disputer cet honneur à l'opulent sans
    mérite, qui s'efforce de vous l'arracher ; et prenez-vous-y de manière
    que le désir de vous consacrer leurs talents ne soit pas acheté par la
    crainte de déranger leurs affaires ou de ruiner leur fortune : repoussez
    avec horreur toute voie de corruption, montrez-vous supérieurs aux
    largesses, dédaignez même de vous asseoir à des tables prostituées.

    Le cabinet suivant sa coutume, va déployer les plus grands efforts pour
    influencer votre choix. Les attraits de la séduction triompheront-ils de
    votre vertu ? La fierté anglaise est-elle donc si fort avilie qu'il ne se
    trouve plus personne qui rougisse de se vendre ? Lorsque de si grands
    intérêts commandent impérieusement, les petites passions oseront-elles
    élever leurs voix ? méritent-elles donc d'être satisfaites à si haut prix
    ? À quels désastres mène le mépris des devoirs ! Voyez vos sénateurs
    passer les journées entières à préparer, corriger et refondre des bills
    pour consacrer la propriété de leurs lièvres ou de leurs chiens : tandis
    que la moitié du peuple périssant de misère par la surcharge des impôts
    ou les malversations des accapareurs, leur demande du pain. Voyez votre
    patrie couverte des blessures que lui ont faites les agents de la cour,
    épuisée d'inanition et baignée dans son sang !


    Messieurs ! la nation entière a les yeux sur vous, dont elle attend le
    terme de ses souffrances, le remède à ses maux. Si votre cœur, fermé à
    tout sentiment généreux, refusait à vos compatriotes la justice que vous
    leur devez : du moins, sachez sentir la dignité de vos fonctions, sachez
    connaître vos propres intérêts. C'est à vous qu'est confié le soin
    d'assurer la liberté du peuple, de défendre ses droits. Pendant le cours
    des élections, vous êtes les arbitres de l'état, et vous pouvez forcer à
    trembler devant vous, ces mêmes hommes qui voudraient vous faire trembler
    devant eux. Serez-vous sourds à la voix de l'honneur ? Ah, comment une
    mission aussi sublime pourrait-elle s'allier avec l'infamie de la
    vénalité ? Que dis-je ? Ces candidats qui prodiguent l'or et n'épargnent
    aucune bassesse pour vous mettre dans leurs intérêts, n'ont pas plutôt
    extorqué vos suffrages, qu'ils laissent percer leur orgueil, et vous
    accablent de dédains. Punissez-les de leur insolence, repoussez leurs
    caresses hypocrites, songez au mépris qui les suit, et faites tomber
    votre choix sur des hommes pénétrés de ce qu'ils doivent à leurs
    commettants.


    Le parlement sous l'influence de la cour, ne s'occupera jamais du bonheur
    public. Ne concevez-vous pas que des intrigants qui ne doivent leur
    nomination qu'à l'or qu'ils ont semé, non contents de négliger vos
    intérêts, se font un devoir de vous traiter en vils mercenaires ?
    Cherchant à raccrocher ce qu'ils ont dépensé pour vous corrompre, ils ne
    feront usage des pouvoirs que vous leur avez remis, que pour s'enrichir à
    vos dépens, que pour trafiquer impunément de vos droits. Quelques
    présents peuvent-ils donc être mis en parallèle avec les maux que cause
    la vénalité avec les avantages que vous procurerait un sénat pur et
    fidèle ? 

    Songez aussi à ce que vous devez à la postérité. Combien vos ancêtres
    étaient jaloux de transmettre intacts à leurs enfants, les droits qu'ils
    avaient reçus de leurs pères ! Ce qu'ils ont fait avec tant de peine,
    vous pouvez le faire avec facilité ; ce qu'ils ont fait au mépris de tant
    de dangers, vous pouvez le faire sans péril. Le feu sacré qui brûlait
    dans leur sein, n'enflammera-t-il jamais vos cœurs ? Ne laisserez-vous à
    vos descendants, que des noms couverts d'opprobre ? Ne frémirez-vous
    point à l'idée de faire le malheur des générations avenir ? Les siècles
    de la liberté sont-ils donc passés sans retour ? Et faudra-t-il que vos
    fils, en pleurant sur leurs chaînes, s'écrient un jour avec désespoir : «
    Voilà les fruits de la vénalité de nos pères !

    Messieurs ! avec du désintéressement et du courage, un peuple peut
    toujours conserver sa liberté : mais une fois que ce trésor inestimable
    est perdu, il est presque impossible de le recouvrer : or il est bien
    près de l'être, lorsque les électeurs mettent à prix leurs suffrages.

    1 Ce discours peut très-bien s'appliquer aux électeurs Français.

    Les chaînes de l’esclavage

    D’autre part, quelques chiffres :

    L'ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à couper le souffle.

    Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,

    Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...

    Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...

    Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de
    notre poche,

    Taxe de 0,50c sur les boites

    etc....... Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui
    est à ce jour de 11 milliards.

    Or, savez-vous que :

    Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas
    reversée.  7.8 milliards

    Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas
    reversée.  3.5 milliards


    Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est
    pas reversée 1. 6 milliards

    La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas
    reversée  1,2 milliards

    La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée.  2.0 milliards

    Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés  2.1 milliards

    Retard de paiement par les entreprises  1.9 milliards

    En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards
    d'euros.

    Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient
    fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11
    milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.


    Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

    Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut
    consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc
    l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !


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