• Si l'accès est sécurisé, la sortie n'est pas gagnée !

    Attention danger, bâtiment sécurisé !

    Bâtiment sécurisé. C'est le cas des nouveaux bâtiments, Olympe de Gouges et Sophie Germain.

    Par sécurisé, il ne faut pas entendre que les collègues et les étudiants pourront y travailler en toute sécurité, que le ciel ne leur tombera pas sur la tête. Non, il faut entendre que l'accès est sécurisé, ce qui veut dire surveillé et restrictif.

    Nous avions sur ce blog publié plusieurs articles sur le PPP (Partenariat Public Privé) signé avec VINCI pour la construction des 4 derniers bâtiments du site PRG, nous avions aussi appelé à des AG autour des nombreuses questions soulevées par ce PPP, notamment des questions de sécurité (voir notre rubrique "PRG, 2ème tranche...")

    Nous avons rencontré des collègues installés sur Olympe de Gouges, repabtisé par certains Olympe de Gouffre. La visite fut instructive.

    Essuyer les plâtres n'est jamais plaisant, mais les situations perdurent. Voilà plus d'un mois que certains sont installés et n'ont toujours pas de connexion Internet ou de chauffage. Mais il y a plus grave.

    L'université dans la ville ! Mais l'université qui fait barrage aux étudiants. L'université sécuritaire.

    Dans ces bâtiments qui se veulent modernes, l'accès est sécurisé. Entendez par là que l'accès est surveillé et que les personnels Biatoss et enseignants sont pourvus d'un badge qui leur permet d'accéder aux étages supérieurs.

    Le bâtiment est comme coupé en deux. Les trois premiers étages, salles de cours,  sont en accès libre.  Pour prévenir toute intrusion (y compris celle de l'étudiant qui, bêtement, voudrait rencontrer les collègues des scolarités ou rencontrer un enseignant ) une grille a été installée dans les escaliers à hauteur du 4ème étage. Il faut un badge pour monter par les ascenceurs ou pour ouvrir cette grille. Les administrations des UFR et notamment les scolarités sont installées au 4ème étage et les bureaux des enseignants dans les 5 à 8.

    La raison évoquée par certains, et bien vite reprise par d'autres, c'est la protection contre les intrusions malveillantes et contre les vols. Nous savons bien que la raison est tout autre. Les trois premiers étages sont déclarés Etablissement Recevant du Public (ERP), à partir du 4ème nous passons en "code du travail". Les normes de sécurité anti-incendie sont différentes, la charge d'exploitation (résistance du sol) est également différente (voir notre Rubrique PRG, 2ème tranche et le feuilleton Adeline ou l'université du futur épisoe 1 et 2 ). Les coûts de construction eux aussi diffèrent !

    Ainsi on voudrait nous faire croire que ces grilles, ces badges, sont là pour protéger des bureaux qui peuvent être fermés à clé. Voudrait nous faire croire que nous devons nous protéger des étudiants ou de quelques personnes malveillantes qui pourront de toute manière accéder aux étages en suivant un badgé dans l'ascenceur, à moins qu'on veuille nous faire croire qu'il ne faille protéger la recherche en histoire ou en linguistique d'espions russes ou chinois !

    Les enseignants commencent à réagir (un peu tard, ils auraient bien fait de venir aux AG sur le sujet pendant la construction des bâtiments... ). Voir la motion des enseignants-chercheurs du département de géographie.

    Les étudiants  ne semblent pas apprécier non plus de ne pouvoir avoir accès aux scolarités, de devoir parler aux enseignants entre deux cours...Ne semblent pas apprécier  d' être devenus des intrus dans leur propre université.

    Là où cela devient très grave et très inquiétant pour la sécurité physique des collègues, BIATOSS et enseignants, des visiteurs potentiels, c'est que les grilles qui ferment tous les accès au 4ème étage, se bloquent régulièrement. Ces grilles s'ouvrent de l'extérieur avec un badge, de l'intérieur elles sont concues pour s'ouvrir sans badge mais les serrures sont de mauvaise qualité et régulièrement on ne peut plus ouvrir les grilles, ni avec un badge ni de l'intérieur. Nous avons pu le constater lors de notre visite. C'est-à-dire que les issues de sécurité sont condammnées !! Ne reste plus qu'à trouver un escalier (il y en a 4) dont la grille n'est pas bloquée ou à prendre l'asenceur (s'il n'est pas en panne et ce qui est de toute manière interdit en cas d'incendie).

     

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