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  • Une AG aura lieu le 8 septembre Amphi 2A à 12h30 à Paris Diderot pour contrer la marche forcée vers la fusion.

    nous copions ici le message de Université confédérale :

    Après l’échec de l’Idex USPC, faute d'analyse critique de la situation et de capacité à envisager des alternatives, la présidence de Paris Diderot a choisi la voie de la fusion des quatre universités de la Comue.

     

    La même équipe avec la même politique s’entête et s’acharne en utilisant les méthodes et le style de management qui ont conduit à l’échec, mais en y allant plus vite, plus fort, plus loin, sans même escompter un retour dans l’Idex ni même espérer l’adhésion des personnels de l’université et des étudiants. À la fois une fuite en avant et un passage en force.

     

    Face à cette situation, nombreux sont les membres de la communauté académique des quatre universités concernées, profondément attachés aux valeurs universitaires et engagés au quotidien pour le progrès effectif de la recherche et de la formation, qui réfutent un tel diktat.

     

    Nous refusons ce projet de fusion, tant sur la forme que sur le fond. Plutôt que de s’en remettre aux obsessions bureaucratiques et mimétiques de quelques-uns, nous estimons nécessaire de défendre un projet alternatif basé sur les missions de l’université et associant l'ensemble des personnels et des étudiants.


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  • La manif finalement autorisée... à tourner en rond


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    Nous publions ici le texte d'une amie

     

    "Pour sortir du cercle de la peur"*
    La France est à un tournant, si elle le manque c'est un ciel gris, un ciel de plomb qui va la recouvrir. 
    Les manifestations ont été nombreuses depuis 1995 ( je ne veux pas remonter trop loin dans l'histoire car c'est le présent et l'avenir qu'il est urgent d'analyser et de construire), mais les pouvoirs sont restés sourds à nos revendications. 
    Les dernières manifestations, nombreuses, contre la loi El Khomeri ont été instrumentalisées par  le pouvoir pour décrédibiliser toute contestation sociale ( forces de l'ordre au milieu des cortèges, "nassages" systématiques, utilisation de grenades et autres camion à eau, lacrymogènes à outrance sans compter les menaces avec arme de poing par des policiers en civils et autres infiltrations de "casseurs".). 
    Mais les manifestations ne sont, même lorsqu'elles réunissent des milliers de personnes ( jusqu'à un million le 14), que le fait d'une minorité agissante de la population. Cela ne veut pas dire que ceux qui ne défilent pas sont en accord avec la politique que nous contestons. 
    Les manifestations sont une des figures, tolérées et cadrées, de l'expression de la contestation par  la démocratie représentative. 
    Je les fais presque toutes mais sans beaucoup de conviction car j'ai conscience de cette tolérance du pouvoir pour ce qui, pour lui, n'est qu'un exutoire.  
    Alors j'aimerais m'adresser aujourd'hui à la "majorité silencieuse" qui regarde par les fenêtres les manifestants défiler. 
    Avec l'interdiction de la manifestation intersyndicale et interprofessionnelle le pouvoir fait tomber sur la France un couvercle de plomb, un silence plus sinistre que le bruit des lacrymos et des matraques. 
    Pour ne pas dire "oui" en ne disant pas "non" au virage autoritaire, pour ne pas museler pour longtemps le peuple et le faire vivre dans un repli dépressif, je propose une action sans risque. 
     
    Demain partout en France, et particulièrement à Paris où la manifestation est interdite, que tout le monde descende de son appartement, sorte sur le pas de sa porte, de celle du magasin, descende sur le trottoir en bas de son bureau, se retrouve devant l'entrée de l'usine, du dépôt, du Lycee, de la fac, de l'hôpital, du theatre, du bar, ou de la maison de retraite ou de la crèche. Sortons tous dans la rue en bas de chez nous et parlons-nous. 
    Si nous sommes nombreux dans la rue allons jusqu'à la place la plus proche ou le jardin ou le square d'à côté. Restons dehors visibles et fiers, sans peur car sans faute et pourquoi pas si le cœur nous en dit en chantant ou en faisant du bruit sur des objets du quotidien. Ou bien dans un silence de recueillement pour la liberté piétinée par le pouvoir marchons vers le cœur des villes. 
    Sortons montrer à la face du pouvoir et du monde que nous n'avons pas peur et que personne ne mettra un bâillon sur nos bouches. 
    Sortons pour être fiers et soulagés d'avoir osé braver l'arrogance musclée d'un gouvernement sourd au peuple et agenouillé devant les puissances de l'argent. 
    Sortons pour ne pas regretter demain d'avoir laissé seuls, nos enfants, nos amis, nos collègues, nos voisins, sortir pour nous tous mais massacrés,  car trop peu nombreux. 
    Sortons pour regarder en face notre voisin de bus ou de métro. 
    Sortons pour regarder en face notre avenir. 
    Ne baissons plus les yeux, ne courbons plus le dos, n'ayons plus peur de ce qui pourrait nous arriver car c'est déjà là ( les dettes, le chômage, la misère, la précarité, la solitude, la violence d'Etat...). 
    Sortons, osons, persistons, si nous sommes nombreux leurs griffes ne seront plus des armes.  
    On est  tellement heureux quand on est courageux et nombreux: ça ne s'oublie jamais cette joie profonde, proche des jubilations de l'enfance, de marcher au milieu de la rue avec des gens qui vous parlent et vous sourient. 
    Soyons nombreux et heureux demain 23 juin! 
     
     
    * Pierre Bourdieu

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